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mardi 3 février 2015

Eloge du dessin



Elle avait les yeux rougis lorsqu'elle lista les noms des morts.
Nous sommes montés à la cuisine.
Dimanche, je pleure un peu dans les rues désertes.
Collés sur la vitrine de la quincaillerie des portraits de dessinateurs, pixelisés, muets.
Gueule de bois.
Tout est absorbé.
Le chagrin s'estompe.

Je devais avoir 8 ans lorsque ma mère s'est inquiétée de mon obsession pour le dessin.
Elle demanda au médecin de famille s'il fallait me laisser faire ainsi.
Si le médecin était allé dans le sens de l'inquiétude de ma mère, si ma mère m'avait interdit de dessiner je serai probablement aujourd'hui un terroriste et peu m'importerait alors la cible (moi-même, etc.)

Tout rentre (toujours) dans (un) l'ordre.

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